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    Identité des clubs de L1 en 2012-2013

  • A l’image de la France (photo publiée sur l'équipe

    A l’image de la France (Photo publié sur lequipe.fr)

  • La passion partisane : derbies et identités azuréennes (photo nice-matin.com du 2 avril 2011)

    La passion partisane : derbies et identités azuréennes (photo nice-matin.com du 2 avril 2011)

la communication des clubs... analyse des clubs

Blog>Général

paru le 19/10/2012

Nous avons regroupé ci-dessous une analyse des documents par club. Etant donné que mes recherches sur la performance collective mettent en avant une prédominance de l'identité locale, mes commentaires en tiennent compte et n'engagent que moi. Rien n'interdit à chacun d'émettre le sien. La pertinence finale tombera au soir de la 38ème journée. En tout cas cette étude fera certainement réfléchir quelques clubs.

Nous avons regroupé ci-dessous une analyse des documents par club. Etant donné que mes recherches sur la performance collective mettent en avant une prédominance de l'identité locale, mes commentaires en tiennent compte et n'engagent que moi. Rien n'interdit à chacun d'émettre le sien. La pertinence finale tombera au soir de la 38ème journée. En tout cas cette étude fera certainement réfléchir quelques clubs.

 

Montpellier : MHSC Le foot comme on l'aime

 

      
     

Principalement des photos de portrait de joueurs en action, certains souriants. L'affiche « présentation de l'effectif » met en valeur les initiales du club (MHSC). Il se dégage une impression de fouillis. La seconde s'appuie sur un logo et un slogan Champion de France. Sur la pelouse, le logo de la Ligue des Champion souligne sa première participation à cette compétition. Le club s'appuie sur son titre de champion de France. Pour préparer le futur, on regarde le passé. Cela donne l'impression que le club est endormi sur ses lauriers.

 

Brest : Plus fort avec vous, signez en Ligue 1

 

 

 

Les joueurs se tiennent par les bras et sont de dos, face à la tribune principale. De dos sur la photo dénote une volonté deffacer les individualités par rapport à la dimension collective du groupe qui s'incarne dans la prise par les bras des uns et des autres. En regardant bien, il n'y a personne dans les tribunes. Cela n'a pas d'importance car la tribune symbolise le public. La position « face à la tribune » insiste sur un second effacement : celui de l'équipe par rapport au public. Le slogan appuie cette volonté collective élargie à l'échelle départementale (tout commence en Finistère). Le « signez en Ligue 1 » affirme la chance qu'a le club d'y être toujours. Y a-t-il un jeu de mots entre l'abonnement le 13 juin et la fin de saison en 2013 ? Le club se prépare t-il à une meilleure fin de saison ?
 
Bordeaux : Partager la fierté des victoires à Chaban-Delmas. 
 
 
Du logo au centre sort des images. Le logo est entouré par des mots « valeurs ». De cet ensemble de valeurs, trois sont mis en avant par le slogan : Victoire, fierté et partager.
 

Nice : Le Ray, c'est ma génération

 

Photo d'un « vieux » et d'un « jeune » avec le maillot du club. Dernière saison du club au stade du Ray, la photo pourrait symboliser un passage de « témoin » à la nouvelle génération. Or, il n'en est rien puisque le slogan appuie sur le « ma génération » du « vieux ». Cette saison sera donc celle des nostalgiques. L'élément positif est l'appel à un passé historique avec une volonté d'aller vers le futur. Les éléments négatifs sont plus nombreux : l'enfant parait trop jeune pour prendre la relève (peut-être symbolise t-il le futur stade ?) et le maillot est bien trop grand pour lui. Le visage sombre du « vieux » dénote une agressivité et la bouche plutôt tombante une amertume. Le club se prépare-t-il à une saison difficile ? Le chiffre 9 symbolise la vieillesse qui avance lentement et le 6 celle des choix qu'il faudra prendre. Le choix de ses deux chiffres est-il judicieux ? L'assemblage des deux est bien éloigné du sport.

 

Bastia : SC Bastia, un'isola, un populu, una fede

 

 

Photo du logo du club. Le graphisme est des plus simples. Il souligne la petite dimension du club face aux grosses écuries de la Ligue 1. Bastia veut conserver la dynamique qui porte le club. Cette simplicité montre une détermination sans fioriture, sans excès.

 

Ajaccio : Un  populu, una cità, una squadra

 


Photo d'une accolade entre trois joueurs entourés à droite par le logo et le nom du club en Corse et à gauche par le slogan .

 

Lille : LOSC, Live in grand stade, Lille Métropole.

 


 

 

Deux photos : le cri d'une jeune femme souligne le délire d'aller au grand stade. Et le slogan « nous sommes les dogues » sur une autre photo. Trois slogans en deux images dont l'un en Franglais. L'ensemble fait fouillis. On peut douter qu'aller au grand stade soit un délire puisque personne n'a encore « vécu » ce délire. De plus le béton n'a jamais fait délirer quiconque (hormis le constructeur et les financiers). Une femme avec un magnifique alignement dentaire (soulignant peut-être la construction parfaite du stade) : pourquoi faire ? Verra-t-on des jeunes femmes comme cela au stade ? Peut-être sur le terrain ?
La seconde image identitaire « nous sommes les dogues » donne l'impression d'être une pièce rapportée pour équilibrer une communication un peu trop « bétonnée ».

 

Evian Thonon Gaillard : La fièvre du samedi soir, saison 2

 

 

Photo d'un joueur singeant Travolta dans la comédie musicale des années 70 Saturday Night Fever, avec le numéro de la seconde saison dans le dos. C'est le club d'œil humoristique d'un petit club qui a réussi l'exploit de rester en Ligue 1 (saison 2). Pas sûr que cela soit suffisant pour continuer à ce niveau. Aucun élément d'identification locale.

 

Lorient : Lorientais cœur fidèle

 

 

Image simple jouant sur le logo du club FCL et les initiales du slogan LCF. Communication trop simple soulignant la volonté du club de s'appuyer sur leurs supporters. La référence avec la série télévisée des années 70 (Ardéchois cœur fidèle) est un peu tiré par les cheveux. Deux jeux de mots avec si peu de mots relèvent d'un intellectualisme un peu trop éloigné des émotions du terrain.

 

Lyon : Nous sommes l'Olympique Lyonnais. Tous abonnés !

 


Le slogan est entouré par deux photos bâties sur une action de jeu victorieuse et sur le visage d'un joueur qui « pense » les quelques phrases : « JE connais mes devoirs ; je joue pour VOUS ; pour NOUS, je me bats à chaque seconde ; je donne tout ». Le club affiche sa globalité. Le logo placé au milieu symbolise la place centrale du club dans la société lyonnaise. Le JE, VOUS, NOUS est un classique de la communication publicitaire qui garde son efficacité. Souvent, les dirigeants de clubs s'enferment dans la certitude qu'ils ont la solution pour vaincre alors que leurs supporters, leur public s'oppose à eux. Là ! Rien de tout cela ! Le club se positionne avec une prise de conscience que la victoire ne sera au rendez-vous qu'avec TOUS. La reprise du slogan des supporters de l'OM « Nous sommes les Marseillais » n'est pas une mauvaise idée tant que c'est mis à la « sauce lyonnaise ».


Paris : Rêvons plus grand, Dream Bigger ; Fiers de nos couleurs, Paris Saint-Germain Rêvons…

 

 

 

 

Deux photos jouant sur les couleurs du club (rouge et bleu) et peut-être sur les couleurs de la France (le blanc des slogans). Le graphisme en diagonale est censé appuyer sur ce rêve qui grandit. Sur la première photo, la Tour Eiffel est à gauche et les supporters à droite. Sur la deuxième, la base de la Tour Eiffel est au centre du stade.
C'est typiquement la communication d'un grand groupe « publicitaire ». Cela sent la cogitation commerciale. Commençons par le premier slogan : « Rêvons plus grand ». C'est une reprise des slogans des grandes marques de sports style Adidas, Nike et compagnie. Nous sommes dans l'obligation de faire sous peine d'échec. La Tour Eiffel est cette grandeur et comme elle est Paris, obligatoirement Paris doit être grand. Dream Bigger fait référence à la Dream Team de basket américain. Ces deux mots sont liés à une image floue de supporters. Ces deux slogans résument la contradiction que le club parisien vivra pendant les prochaines années. Paris, capitale de la France, capitale de la francophonie, doit s'effacer devant la mondialisation et adopter l'anglais international pour grandir.
Dans la seconde image, les deux slogans sont écrasés par la grandeur de la Tour Eiffel. La ! Aussi ! La contradiction joue à plein. Les couleurs sont moins tranchées et les slogans sont en arrière-plan. Il semble que les couleurs doivent s'effacer devant la grandeur du rêve.
Cette communication est la première partie du PLAN. Certainement la communication des années suivantes est déjà programmée tel un rouleau compresseur.
La communication du club possède une dimension très directive, presque « dictatoriale ». Cela semble négatif et contreproductif mais, cela peut « coller » à la particularité « parisienne ». Paris centre de la France, Paris centre de la culture, Paris centre de tout, a souvent possédé cette dimension « dictatoriale » par rapport au reste de la France.

 

Reims : Vivez votre passion en Rouge et Blanc !

 


Image simple basée uniquement sur le slogan. L'effet visuel en miroir du slogan n'ajoute aucune valeur symbolique à la communication. De la communication visuelle pour le plaisir des yeux. L'accent est mis sur le site Internet (« .com » et « site officiel »).

 

Toulouse : Au cœur du Sud Ouest.

 

 

La volonté de s'afficher au cœur du Sud Ouest parait être une volonté d'opposition au club rival : Le Stade Toulousain. La dominante masculine des images semble appuyer cette impression de rivalité football-rugby. Le TFC ne semble pas être entièrement concentré dans son championnat.


Rennes : Fiers de nos joueurs, fiers de nos supporters.

 

 

Deux photos et deux slogans. « Fiers de nos joueurs » est accompagné par l'image de supporters et peut-être celle d'un joueur avec un enfant. La photo « Fiers de nos supporters » par contre est celle de supporters et de joueurs. La photo avec l'enfant entretien une confusion de même que le logo publicitaire. Le lien symbolique que le slogan entretien entre supporters et joueurs est parasité par ces deux éléments (logo et enfant).

 

Sochaux : pas de slogan

 

 

Photo du stade avant le début d'un match. Allez les jaune et bleu, le slogan inscrit sur la banderole appartient aux supporters et non au club. Sur la page des partenaires, photo du stade vide avec le slogan « ensemble nous serons plus fort ». L'absence totale de communication laisse l'impression d'une passivité, d'un… laisser-aller.

 

Saint-Etienne : Partageons une passion… et des émotions. All asse, all verts, libère ta fierté.

 

 

 

Trois images : Le logo, un bandeau composé de deux photos de joueurs et d'un slogan, deux images deux joueurs dont l'une avec un slogan et un sponsor. Le logo du club avec l'annonce « ici, c'est le chaudron » rattache le club à un passé local de ville minière tout en caractérisant l'ambiance du stade. Affiché en sticker sur la voiture d'un supporter est certainement une raison de fierté. Par contre, cette communication simple et efficace est parasitée par le slogan « All asse, all verts, libère ta fierté ». C'est du même acabit que le « rêvons plus grand » du PSG : Adidas phagocyte le club. Le club devrait se poser une question : est-ce que l'on peut symboliser la fierté par la joie de joueurs ? Un bandeau avec « partageons une passion » suggère une passion mais laquelle ? Celle du club ? Celle des joueurs ? Celle des supporters ? Et est-ce que cette passion est partagée par tous ? L'image ne le dit pas et l'assemblage d'un joueur avec cette première partie de slogan semble relevé du patchwork. Pour la seconde partie du slogan « et des émotions », l'utilisation du pluriel est en désaccord avec la seule émotion affichée par les joueurs (la joie)

 

Troyes : Pas de slogan

 

 

 

Un bandeau avec en toile de fond une photo en noir et blanc du stade et le logo du club au milieu. L'utilisation d'une photo des tribunes en noir et blanc rappelle les heures de gloire passées du club.
Une photo de joueurs avec en arrière plan la tribune pleine de spectateurs. L'image relève d'un univers mythologique. Les joueurs sont dans le rôle des géants gardant le passage vers un monde meilleur, celui de la communauté, celui des supporters. D'où vient cette référence mythologique ? Y a-t-il un fait historique troyen ayant des ressemblances avec cette mythologie ? A notre connaissance, Non ! L'image est belle mais semble vide de sens. Elle cache aussi un sens totalement contre productif dans le football : il y a un trou dans la défense.

 

Valenciennes : De 1913 à 2013, de l'USVA au VAFC, de Nungesser au Stade du Hainault. Un siècle de passion pour nos couleurs.

 

 

Photo d'un maillot rouge avec le slogan fêtant les 100 ans du club. La prédominance du rouge symbolise l'agressivité.

 

Nancy : Qui s'y frotte s'y pique

 

 

Même chose que pour le rouge de Valenciennes avec comme différence un slogan « qui s'y frotte s'y pique » rappelant le hérisson en position défensive.

 

Marseille : Pas de slogan

 

Photo d'une partie du logo du club. Les couleurs du club dominent et le club est suggéré.

 
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